Avec toi, sans toit

2774 jours de voyage au total... - 26.635 km parcourus - Rentrée en France depuis le 7 juillet 2012...
Rendez-vous le 15 décembre 2012
au Zazou Bar,
33, place de l'Albinque, 81100, Castres
!!! ;-)

Carnet de route

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Etape par étape, vous pouvez suivre ici mon parcours ainsi que le récit de mes aventures...

le 21 Octobre 2011 à 17h39

          Mardi 17 octobre.... heu non, pardon, Mercredi 18 octobre !

          Le trou c'est les 20h de bus angry             - Lima -

 

Aller, c'est quoi 20h de bus ?  C'est 20h pour se reposer, écrire, rêver, lire, regarder un film (ou 2 ou 3 ou 4), dormir, penser.....

Mais 20h avec seulement 10mn d'arrêt (sans patch, presque sans meutre et avec seulement 2 paquets de gâteaux sans nicotine), avec el "niño" qui pleure 12h sur 20, le "vecino" qui vomit 4h sur 20, l'effroyable grincement des freins qui semblent s'être volontairement placés sous mon siège ( est-il nécessaire de rappeler le relief qui sépare Cusco de Lima et donc l'usage quasi ininterrompu des freins ?), la mise à l'épreuve de mon olfaction grâce aux divers mets dont se sont approvisionnés mes coloc de bus pendant la pause (comment peut-on acheter autant d'odeurs en si peu de temps dans une épicerie si petite ? pffffffff), la couche du niño (et oui, 10mn en 20h....), les 3 sacs de vomit du siège n° 39 et enfin, et enfin, la délicate attention du Room Service : le petit coton imbibé de ??? heu ??? censé éviter le mal de voyage mais qui, par sa seule odeur, me fait douter de son efficacité (*).

mouhhhhaaaa.... le voyage, j'adore :-/

 

Bon aller, c'était juste pour vous mettre dans le bain, je partage pas que les belles photos cheeky.

 

 *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *

 

Arrivée à Lima, ça renverse !

C'est une métropole à la fois très moderne, européène, voir américaine dans certains quartiers comme Miraflores (grands immeubles, grands magasins, parcs fleuris et herbe coupée aux ciseaux, Pizza Hut, Burger King, gands restaurants avec voiturier) et plus authentique comme le Centre de Lima, avec ses sublimes maisons colorées de style colonial. Et bien sur...... l'océan Pacifique, la plage, les surfeurs wink .

 

 

De quartier en quartier....

 

Posée à Barranco (quartier bohème et berceau d'artistes), à l'auberge de jeunesse "la Casona Roja". Du bout de l'avenue on peut apercevoir  l'océan......  quartier tranquil, pas très touristique, coloré, vivant, plutôt agréable, populaire et bohème.

 

L'auberge est vraiment très sympa. C'est aussi le repère des français de passage et des expatriés car elle est tenue par des français. Bien sûr, y'en a qu'une qui le savait pas avant de venir... c'est moi. Assez destabilisant de parler aux gens en français quand tu ne parles plus qu'espagnol depuis un mois. Mais ça fait du bien aussi, ça permet des conversations plus appronfondies....et une p'tite sortie music live.

                                                                           

 

 

Miraflores est un quartier beaucoup plus hupé.Très prisé par les touristes en quête de sécurité, de propreté, de boutiques à la mode et de bars. Effectivement il est assez "joli" mais manque, à mon goût, d'authencicité. Petit tour "al parque central" (qui est aussi le QG de dizaines de chats qui se sont appropriés les lieux malgré la proximité des avenues, et se prélassent au beau milieu des parterres de fleurs), el parque del amor (no comment), la iglesia Virgen Milagrosa, une expo de peinture "al centro cultural Ricardo Palma", l'océan, la plage, les vagues (petites), les surfeurs (sans le collier en bois, normal on n'est pas en australie).

 

El centro historico, le coeur de Lima ! Etrangement moins pris d'assaut par les touristes que Miraflores et pourtant tellement plus intéressant ! Certainement car il est souvent décrit dans les forums comme un quartier peu sûr ?! C'est bien dommage car il est culturellement très riche et je n'y ai ressenti aucune insécurité.

 

Le Centro Historico est une belle démonstration de l’architecture coloniale ; il aussi connu sous le nom de “Damero de Pizarro”, (le damier de Pizarro) à cause de la distribution de ses rues comme un jeu d’échec. En 1998 le quartier est déclaré Patrimoine Historique de l’Humanité par l’UNESCO.

 

Aller, c'est parti, petite balade de 6h,  très aléatoire au début puis un peu plus calculée par la suite vu la taille du centre.....
 
 
Plaza Mayor : c'était le centre de l’ancienne ville coloniale. Autour de la place se trouvent la Cathédrale de Lima (avec son musée et le musée et le musée arzobispal de Lima), le Palais du Gouvernement, et la Municipalité Provinciale de Lima.
 
 
 
 
La Plaza San Martin (plus récente que le reste du centre de Lima) a été crée pour tenter de modifier l’urbanisation de la ville au 19ème siècle. Au centre de la place, il y a une statue de San Martin (qui avec Simon Bolivar a été le héros de la guerre d’indépendance du Pérou). Autour, le théâtre Colon, le somptueux hôtel "Bolivar" et son fameux bar qui (parait-il) sert l’un des meilleurs Pisco Sour de Lima.
 
 
Le Centro Civico (si j'ai bien compris) est un ancien centre de détention transformé dans un premier temps en bureaux pour le gouvernement puis (aprés un incendie et un abandon) en grand centre commercial (bureaux, boutiques). Le "parque museos"  apporte un peu de fraicheur entre les édifices, la circulation, le palais de justice et La Estacion Central (importante station de Bus Metropolitana de Lima). J'y ai entendu mes premiers oiseaux de la journée ;-).
 
 
 

La iglésia San Agustin. Tout juste impressionnante avec ses pierres d'un rouge profond et sa façade sculptée (mais fermée). 

El téatro Segura, La iglesia de la Recoleta (d'un bleu vif), la bolsa de valores de Lima et "la Iglesia y convento Las nazarenas" devant lequel des centaines de personnes faisaient la queue pour entrer... et les dizaines de petits magasins aux alentours vendaient capes violettes, images saintes sous toutes les formes possibles et (in)imaginables, des cierges, et des cierges électriquessurprise.  Aller, pour la petite histoire.... parce que c'était quand même impressionnant cette procession en plein centre ville de la Capitale !

 

La Iglesia Las nazarenas abrite l'image du Señor de los Milagros, l'image engendrant la plus grande dévotion religieuse parmi les Péruviens. L'église a été construite à la fin du XVIIIeme siècle, dans le quartier colonial des Negros de Pachacamilla. On raconte que c'est un esclave qui a peint l'image du Christ crucifié sur un mur qui est resté intact en dépit des trois tremblements de terre qui ont eu lieu à Lima en 1.655, 1.687 et 1.746. On peut voir cette miraculeuse image dans le maître-autel de l'église.

La dévotion du peuple péruvien se reflète tous les mois d'octobre de chaque année en une impressionnante procession qui débute dans cette église. L'image du Christ est portée sur les épaules et parcourt la ville de Lima. La procession se termine quand on ramène l'image dans l'église.

 

Petite erreur d'orientation depuis cette église et oupssss... je quitte le Centro de 4 malheureuses petites rues et me retrouve ainsi dans un quartier "trèèès populaire".

Les épiceries se résument en un minuscule local sombre et crasseux où la moitié des fruits et légumes sont posés à même le sol....

Une des commerçante sert un client d'une main alors qu'elle tient son bébé (les fesses à l'air) sous le bras....

Un vieil homme parcourt les rues sur son vélo-charrette et s'arrête pou trier chaque tas de poubelles...

Trop triste et peu sûr.  Je ressors mon plan et je rejoins le Centre.

 

 

Tout se jouxte.... le vieil édifice jaune et bleu aux vitres cassées et "La" Banque de Lima avec ses immenses portes dorées et sa façade scultptée, le magasin de luxe et le boui-boui qui vend des robes pour enfants à frou frou, style espagnol, bien kitsh, la dernière Subaru bleue pétrole et le vendeur de fruits en vélo-remorque.

 

J'ai aimé........ les façades colorées qui se succèdent (bleu, jaune, rouge, vert....) et leurs grilles d'entrées travaillées et d'une couleur différente de celle de la façade,  la richesse architecturale des monuments, le Céviche (poisson cru mariné dans du jus de citron), les vendeurs de fruits avec leurs carioles (ananas, noix de coco, bananes, mangues...)

 

 

 

 

(*) il semblerait cependant que ça ait marché pour le siège n°39 !


le 21 Octobre 2011 à 3h56

 

......................... les petites choses qui rappellent qu'on n'est pas en France wink

 

 

- les vendeurs et leurs carioles à tous les coins de rue,

- les façades colorées, 

- les  "cambio" : personnes habilitées à changer euros/dollars/etc dans la rue, reconnaissables à leur gilet bleu "Cambio" (évite de faire la queue dans les banques)

- la vente de cigarettes, jus de fruits et divers petits sachets de grignotages dans tous les magasins, même des magasins de vêtements ou chez le coiffeur,

- le personnel de sécurité (dans un parc de Lima) en fauteuil roulant

- le cordonnier qui vend aussi des coffres-forts et des grilles de protection fenêtres et portes,

- le nombre incalculable de Policiers (dans les rues, devant les banques, les grands hotels...) armés jusqu'aux dents

- les nombre incalculable de distributeurs d'argent, partout (dans la rue, les grands magasins...) : ici tout se paye en cash,

- la vente de cigarrettes à l'unité,

- la possibilité de payer pour passer un coup de tel depuis un portable attaché à une chainette chez les commerçants,

- jeter le papier wc usagé dans une poubelle et non dans les wc,

- nettoyer le sol avec un seau d'eau et la raclette, pas de serpillère,

- pour dire bonjour on fait seulement 1 bise,

- les cireurs de chaussures à tous les coins de rue,

- l'âge très avancé (80 ans) de certains vendeurs avec leur cariole ou dans les petites épiceries

- le compte à rebours affiché au dessus du "p'ti bonhomme" du passage piéton (compte à rebours rouge pour savoir dans combien de temps tu vas traverser, et le meme en vert pour savoir combien de temps il reste pour traverser) ; pratique quand les avenues font 7 voies !

- la propreté des rues et trottoirs

- les bus !

   Les bus......

   Notez que depuis mon départ je fais une fixette sur les moyens de transport d'Amérique du Sud lol ! mais là, c'est pas le même bus, c'est le "Colectivo" le p'ti bus de ville

  Haaaaaa !  les bus.... les bus..... pour vous donner une idée, si on tentait de traverser Castres en conduisant comme les "colectivos" ici, on finirait menottés, au poste, avec un retrait de permis pour les 3 prochaines vies, avant d'atteindre l'Albinque !  Un passager qui ne se cramponne pas des 2 mains à tout ce qu'il trouve est un passager mort... ou juste couvert de bleus s'il y a du monde pour amortir.

- le "co-pilote" dans ces mêmes "colectivos", qui,  pendu à la porte, ordonne les arrêts, ouvertures, départs, etc.... et rameute les clients sur le tottoir.

 

- la taille des fourmis et des moustiques ! (X 3 minimum)    

 

 


le 20 Octobre 2011 à 5h50

J'aime...................         

 

* Le vieux taxi qui a certainement plus de 400 000 au compteur.

Je n'ose pas claquer la portière de  peur qu'il tombe en morceaux !

 

* Le super taxi tuning avec l'autocollant NITRO sur le pare-brise et les plaques en fer en guise de tapis ;-).

 

* Le taxi qui se fait arrêter par la police parce qu'il n'a pas sa licence (en nous conduisant au terminal de bus, avec Bruno) - Le taxi défend sa course et nous conduit quand même au terminal..... c'est donc le policier qui monte !  nous assistons alors à de vifs échanges sur le pourquoi et le comment de l'absence de licence. A noter au passage : la présence du policier n'a eu aucune répercussion sur la conduite du taxi ! certes, ce n'était pas le sujet de discorde, mais quand même ! Grand moment !

 

* Le taxi qui se prend tous les trottoirs de droite (seulement la roue arrière s'il vous plait !) du début à la fin de la course.

Ce n'est qu'au moment de payer que je constate qu'il louche.... grand moment aussi !

 

* Le taxi qui a des autocollants, figurines, porte-clés de Jésus et qui se signe à chaque croisement - ça ne met pas en confiance ! heureusement, le taxi c'est toujours pour une courte distance !

 

* Le taxi qui répond au téléphone pendant la course. Nous étions jusque là en pleine discussion. Il me disait que son rêve était d'aller en Italie parce que c'est un pays "romantique. Il décroche, il semblerait que ça soit sa femme. ça se confirme. Le ton monte. Ils se disputent pendant 10 mn et nous roulons en 2nde sur une 3 voies. Il se faisait engueuler, semble t-il, parce qu'il ne répondait pas systématiquement au téléphone quand elle l'appelait. Il lui explique qu'il travaille et qu'il est en pleine course. ça fini en scène deménage, elle lui raccroche au nez...

je descends, désolée.... 

 

* Le taxi que j'engeule en lui disant qu'il y en a marre de profiter des touristes, blablabla, lorsqu'il me réclame doce (12) soles. Argggggg ! 

En fait, c'était dos (2)..... j'ai encore du boulot en espagnol  lol !

Je m'excuse platement, il n'a pas d'humour.......

je me fais pourrir (je crois), je comprends pas tout mais le ton y est ! oupsssssssssss !

 

* Le taxi qui s'arrête tous les 100m pour dire bonjour, par la fenêtre, à ses potes du quartier / ou celui qui se prend pour Sami Nacéry en plein centre ville ! 

 

* Le taxi qui roule à 5 km/h en cherchant le numéro de mon hôtel.

Je lui explique qu'il peut avancer encore un peu....

en effet, nous ne sommes qu'au N° 48 et mon auberge est au N° 312 !!

Rien à faire, nous nous arrêtons tous les 20 m pour vérifier les N°

et 4 fois pour demander à des gens où est le 312 !! 

Morte de rire (et patiente). 

 

* Le chauffeur de taxi qui va pour sortir mon sac de la voiture.... le soupèse et, certainement, le jugeant trop lourd, le repose sur le siège et m'invite à le récupérer moi-même !!! pfffffffffffffffffff ..........