Avec toi, sans toit

3245 jours de voyage au total... - 26.635 km parcourus - Rentrée en France depuis le 7 juillet 2012...
Rendez-vous le 15 décembre 2012
au Zazou Bar,
33, place de l'Albinque, 81100, Castres
!!! ;-)

Carnet de route

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Etape par étape, vous pouvez suivre ici mon parcours ainsi que le récit de mes aventures...

le 14 Octobre 2011 à 3h08

 

  - Toujours Samedi 8 octobre -              Frontière entre l'Argentine et la Bolivie

 

   Le bus nous dépose à 800 m de la Frontière (à La Quiaca). Je saute (façon de parler ! vu le poids du sac je devrais dire "je me traîne") dans un Taxi qui me dépose en bas d'un escalier (pour 4 pesos arg.) en me disant de suivre les gens.... Ok, je suis les gens. Mais je suis des locaux qui, eux, ne s'arrête pas au 1er poste de la frontière  "la sortie de l'Argentine" ! Je me fais donc rappeler à l'ordre par un p'ti monsieur dans une cabine que je n'avais même pas vue.

   Passeport validé....vamos ! Je peux continuer à suivre les gens ;-)

  Il faut traverser un pont pour rejoindre le poste frontalier de la Bolivie....et là, tu te demandes où tu es. Plus en Argentine, c'est sur, c'est le pti monsieur de la cabine qui l'a dit !  Mais pas encore en Bolivie.... Au diable les questions existentielles, je me hâte car de loin, la queue me fait peur.

 

Un gentil policier armé jusqu'aux dents me fait signe de venir, c'est à dire de passer devant tout le monde  (Ho pétard ! K'es j'ai fait encore ??). Arggggggggggggg ! Ayé, je vais finir en photo à TF1 ! 

Ben heuuuu rien, c'est juste que les argentins/boliviens ont une file spéciale et les autres se présentent à un autre bureau. Là, sur le coup je suis contente de pas passer pour une Argentine ou une Bolivienne ! Je viens  juste de passer devant 50 personnes.

Papiers, blabla avec le policier qui me pose des questions sur la France, blablabla,  tampon... et Vamos ! ayé ;-)

Bienvenida en Bolivia  (à Villazon).

 

Etapes suivantes : changer la monedad, changer l'heure (- 1h), trouver la gare, acheter les billets pour aller à Uyuni, MANGER.... et attendre 4h.

 

1 aller pour Uyuni en poche, je tente le "resto" en face de la gare. Pas sitôt assise, la dame me pose une assiette de soupe sous le nez !  Heuuuuu ? Bon OK...... certainement un menu unique.

Je rencontre Monica et Maria-Laura, 2 argentines de Salta. On n'est pas ensemble dans le train mais on se retrouve à la sortie pour chercher une auberge ensemble. Sachant qu'on arrive à Uyuni à 1h du mat' ça me va plutôt bien !

 

8h de train. Lecture, dodo, film, un verre avec Enzo un guide de Salta, Kim un japonais en vacances (qui ne parle pas espagnol et peu anglais) et  ?  une coréenne.

Je pensais pas que les trains allaient moins vite que les bus................... Arrrfff !

 

1h du mat' :  Uyuni, enfin ! On fini par trouver une auberge de jeunesse !  Réveil à 6h ;-)

 


le 14 Octobre 2011 à 3h01

 

Argentine  -  de Buenos Aires  à La Quiaca  -

 

 

 

 

 

 


le 12 Octobre 2011 à 23h00

  Samedi 8 octobre DosMil11      

 

                                                    -  Bus de Humahuaca à  La quiaca  (Frontière Argentine/Bolivie)  -

                                                                              OU

                                                                                               Trou latino-spatio-temporel......

 

 

8h : après un bon pti déj préparé par Olga, je croise 3 français qui vont atténuer mon angoisse  ! En effet, je pars une heure aprés pour la Bolivie sans Lonely Planet et sans avoir pu me connecter suffisammment pour trouver des infos sur les horaires de train, la frontière, les auberges en Bolivie...... arrrgggg ! 1/4h de lecture, 3 ou 4 notes et Vamos !

 

9h45 : après 40' à cuire sous le doux soleil d'Humahuaca, v'là enfin le bus ! Pendant que je mets mon bagage en soute, tout le monde se hâte de monter. Je tente de "réintégrer" la file, en vain. Me prend alors une violente envie de hurler en français  "Mais bordel ! poussez pas ! Y'a d'la place pour tout le monde"  !

Héééé bééééé NON ! Mais eux, ils le savaient . ça m'apprendra à être polie ! pfffffffffff ! Nous sommes une 12aine dans le même cas....non pas que ça me rassure, mais je me sens moins seule.

Je pose timidement une fesse (qui deviendra vite bleue) sur la glacière à pshitt orange (c'est le timidement qui est important) et je tente de positiver... 3h30 de trajet certes.... mais je vais en Bolivie ;-).

  Ma faculté à positiver à tout de même des limites : ça pu, ça monte, ça tourne et je n'ai que 2 fesses, donc aprés avoir organisé des rotations de 10 mn maxi  (la gauche, la droite, la gauche, la droite...) je n'en peux plus ! je me vautre donc franchement sur la glacière. On n'est pas là pour faire des chichis.

  V'là que maintenant c'est ma pochette secrète qui me gratte ! Quelle idée ce truc ! C'est désagréable et en plus on dirait que j'ai un kyste sur les côtes droites. J'envisage de doubler la fonction des chaussettes de contension violettes de Dautezac - made in Castres. Mais bon, faut pas oublier de garder qq pesos en poche ; ça le ferait pas d'arriver à la gare et de remonter le jean's jusqu'au genou pour récupérer mes pesos dans les chaussettes pour payer le train ;-).

 

Et puis c'est pas comme si je m'ennuyais.... on a de la musique ! la musique de fond (du bus) se rapproche un peu des chansons de Céline Dion mais en espagnol (là, t'es content de pas maîtriser la langue). La musique de mes compagnons de voyage, de droite, est de la musique folflorique. Celle de mes compagnons de gauche un genre de mélange entre country et techno (tjrs en espagnol).

........... ça pu, ça monte et ça tourne toujours ! Je commence à me demander s'il n'aurait pas été plus judicieux de m'installer en bas ?! Peut-être que si les 6 personnes en plus en haut regagnaient le bas ça diminuerait le risque de finir les virages sur 2 roues ? Mouaich.... les calculs sont trop difficiles et en bas il n'y a pas de glacière, donc j'oubli la probabilité de chute latérale dans la magnifique Québrada !

 

La route (Nationale 9) longe le Rio Grande qui n'est actuellement guère plus grand qu'un ruisseau.

Le paysage évolue au fil des km mais reste toujours aussi grandiose. C'est de plus en plus arride, sur la montagne se dessinent des strates, comme des formes de vagues, de différentes couleurs,  marques  des coulées de lave. Peu à peu les buissons remplacent les cactus. Au milieu, loin de tout, quelques lamas et quelques chèvres ou encore des ânes.


Je pense qu'on est au sommet. Le paysage évolue encore, les arbres ont complètement disparu, il ne reste que des buissons. Le rouge de la montagne laisse place à des roches vertes et à du sable.

 


Je commence à avoir faim ! J'ai pensé à l'eau mais pas aux petits gateaux de secours au fond du sac. Il y a bien ces vendeurs de "SannWui" à chaque terminal de bus, mais quand je repense à la température qu'il faisait sous ma 3ème couche de vêtement, ce matin à 9h, au bout de seulement 20 mn d'exposition, j'imagine ce que doit être le malheureux  "SannWui" qui, lui, est là au bord de la route depuis bien plus longtemps et sans chapeau !
Je n'ai plus faim.

Youpi  ! Un arrêt. Pas mal de monde descend. Je saute sur la première place assise et là, tout aussi inconfortable (et puant ) que ce soit, je baigne dans une douce béatitude (mes fesses aussi).

Les troupeaux de lamas ont laissé place à des vaches. Elles sont beaucoup plus maigres que chez nous ! tu m'étonnes ! Je me demande ce qu'elle peuvent bien manger ici ?! puisque depuis des km la végétation se résume à ces malheureuses touffes, buissons.

Plus loin, 2 magnifiques lamas sont là, au bord de la route, comme si leur occupation quotidienne était de regarder passer les bus.
Et là.......... c'est le flash.


L'altitude ? La faim ? La drogue ?  Ha non, c'est vrai, j'en prends pas !

 

     Mes yeux et mon ventre sont en totale harmonie                 =       


Je crois que j'ai faim ;-)

 

C'est pas le moment... on arrive à la frontière, les affaires reprennent !

 

 

C'était un trajet assez étrange ; pas forcément confortable, mais pourtant très agréable.